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Running for Clean Air est une initiative de World Athletics, financée par Clean Air Fund, qui utilise l’athlétisme comme point de rencontre entre santé publique, sport urbain et qualité de l’air.
La pollution atmosphérique affecte directement les personnes qui pratiquent une activité physique en plein air. Lors d’une course, l’augmentation de la fréquence respiratoire accroît l’exposition à des polluants tels que PM2,5, PM10, NO2, CO et O3. Cela influence non seulement la performance sportive, mais peut également aggraver les risques respiratoires et cardiovasculaires chez les athlètes, les coureurs de loisir et la population urbaine.
La première phase du projet s’est déroulée à Lagos (Nigéria) et Varsovie (Pologne), deux villes liées à des marathons urbains et sélectionnées pour étudier l’exposition réelle des coureurs. Les marathons traversent de vastes zones de la ville, franchissent des quartiers aux profils de trafic et de ventilation différents et mobilisent des milliers de personnes. Pour cette raison, ils offrent une opportunité peu commune de mesurer, comparer et communiquer la qualité de l’air dans des conditions réelles d’activité physique.
La phase 2 élargit la portée du projet. World Athletics a annoncé l’extension de Running for Clean Air à trois continents, avec cinq événements sur deux ans. Cette nouvelle étape intègre des compétitions à Gaborone (Botswana), Bangkok (Thaïlande) et Valence (Espagne), renforçant le rôle de la surveillance environnementale dans les événements sportifs internationaux.
Le défi n’était pas seulement de mesurer les polluants. World Athletics avait besoin de données comparables, continues et compréhensibles pour connecter les organisateurs, les athlètes, les autorités locales, les ONG et la citoyenneté. L’information devait permettre d’interpréter quand et où se produisent les niveaux d’exposition les plus élevés, comment les conditions météorologiques les affectent et quelles mesures peuvent réduire le risque lors de la pratique sportive.
World Athletics a précédemment collaboré avec Kunak Technologies, par exemple, pour surveiller la qualité de l’air et le stress thermique lors d’un championnat du monde. Cette collaboration s’inscrit dans ses efforts pour améliorer la qualité de l’air.


















