Besoin
La pollution de l’air reste l’un des risques environnementaux les plus importants pour la santé en Europe. Pourtant, elle est souvent perçue comme un sujet abstrait, invisible et déconnecté du quotidien.
La Clean Air Champions League (CACL) a été créée pour changer cette perception. L’initiative réunit un consortium d’organisations footballistiques européennes, dont le Bohemian FC (Irlande), la Real Betis Foundation (Espagne), la Wolverhampton Wanderers Foundation (Royaume-Uni), ADO Den Haag (Pays-Bas) et la Fédération bulgare de football, avec un objectif commun : faire de la qualité de l’air un sujet visible et mobilisateur pour les supporters et les communautés locales.
Le projet s’appuie sur l’influence des clubs de football pour rendre la qualité de l’air visible, compréhensible et exploitable, en positionnant les clubs non seulement comme des institutions sportives, mais aussi comme des acteurs civiques engagés dans la santé environnementale.
Cependant, l’ambition du projet va au-delà de la simple surveillance environnementale. Son idée centrale était claire : transformer la qualité de l’air en compétition entre clubs. Au lieu de rivaliser sur les buts marqués ou le classement sportif, les clubs se mesurent selon la ville qui obtient la meilleure qualité de l’air pendant la compétition.
Cette approche transpose la logique naturelle du football, rivalité, classement et esprit de compétition, au domaine environnemental. Bien que le projet introduise un élément compétitif inspiré du football, son objectif principal reste la sensibilisation et la communication, car la qualité de l’air dépend de facteurs environnementaux complexes qui ne sont pas directement contrôlés par les clubs.
Si le football mobilise les émotions, la loyauté et l’identité collective, pourquoi ne pas utiliser cette même dynamique pour répondre à l’un des plus grands défis de santé publique ?
Avant la mise en œuvre du projet, les clubs participants faisaient face à plusieurs limites :
- Manque de données locales sur la qualité de l’air en temps réel.
- Absence d’un cadre structuré pour impliquer les communautés dans la question de la pollution de l’air.
- Difficulté à traduire des données environnementales techniques en messages clairs et accessibles.
La qualité de l’air était généralement abordée sous un angle institutionnel, avec un lien limité avec l’environnement social qui entoure les clubs.







